Nouvelles de l’Equateur


Le séminaire NUESTRO HOGAR

prévu pour le mois de juillet 2009 n’aura pas lieu cette année,

il a été reporté à 2010.

Nous vous en tiendrons informer.



Une réunion Nuestro Hogar à Paris.

L’Association Pikler-Lóczy de France et la nôtre ont décidé de profiter de la présence de Maria Vasquez et Etienne Moine à Paris pour organiser conjointement avec l’Association «Graine d’affection» une réunion d’information sur Nuestro Hogar. Cette réunion a eu lieu le soir du 13 mai dans les locaux de l’APLF, en présence de plus de trente personnes.

Nuestro Hogar est une résidence pour des jeunes enfants en situation de détresse (abusé, abandonné, battu …). Elle est entretenue par la Fondation AMI (Equateur) et financé par des dons privés. La résidence se trouve à Pifo, à une trentaine de kilomètres de Quito. Leur but, en quelques mots : donner a ces enfants l’opportunité de récupérer la joie de vivre. Maria Vasquez et Etienne Moine sont les fondateurs de Nuestro Hogar. Maria est la directrice du projet et Etienne s’occupe de la partie administrative et financière .

Nous en donnons très souvent des nouvelles sur notre site.

Nuestro Hogar existe depuis 2004. Le bâtiment, en pleine nature, est en briques et en bois, il a été construit par eux pour être cette résidence. Actuellement la résidence héberge treize enfants de quelques mois à 5 ans. Maria nous a expliqué leur double objectif :
         - d’une part assurer de telles conditions de vie à ces enfants qu’ils deviennent
              des vraies enfants : actifs, mobiles, intéressés, inventifs, sociables, … et
         - d’autre part tout faire pour que les enfants retrouvent et réintègrent dans la
              mesure de possible leurs familles d’origine.

Maria nous a expliqué que pour eux l’essentiel est de respecter les enfants et de leur donner un sentiment de sécurité interne. Pour y arriver, Nuestro Hogar travaille dune manière très proche des principes de l’approche piklérienne :
         - une régularité dans l’organisation de la vie
              de tout les jours ; tout en l’adoptant aux besoins de chaque enfant
              (un élément important du sentiment de sécurité des enfants) ;
         - une liberté en tout ce qui concerne la motricité et les jeux des enfants ;
         - une limitation du nombre des adultes qui soignent les enfants et des
              relations stables enfant-adulte ;
         - une acceptation du rythme des enfants aussi bien pendant les soins,
              le bain que pour leur développement. Il n’y a pas de jalon imposé –
              chaque enfant évolue à son rythme.

Ces conditions permettent aux enfants maltraités, qui arrivent souvent dans des états psychique et physique déplorables à Nuestro Hogar, de reprendre assez rapidement une vie plus proche d’une « enfance normale ».

Nous avons vu des séquences de film qui ont montré les enfants dans leur vie de tous les jours. On a vu des enfants heureux, pleines de confiance, actifs, joueurs … Sur l’une des séquences les enfants montent et descendent une colline de 2 mètres de haut avec des jouets, des enfants agiles et pleins d’assurance. Sur une autre, un soin d’un petit, où l’enfant et l’adulte se communiquent dans la joie.

Nuestro Hogar prend les enfants qu’on leur donne. Ainsi, actuellement ils ont une petite fille fortement handicapée qui demande des soins particuliers. Mais elle est pendant la journée au sol, elle exerce des mouvements, elle regarde autour – quand elle est arrivée elle était complètement rigide, crispé, sans mouvement. Elle n’est pas séparée des autres enfants, mais la présence de cette petite fille ne cause pas de problème.

Pour la réintégration des enfants en famille un effort très important est fait par Nuestro Hogar. Il y a des enfants qui arrivent dont les parents sont inconnus. Il y a dans ce cas une recherche pour retrouver la famille. Une action importante est ensuite CE que j’appellerai «apprivoiser la famille». (On parle de la famille, car ce ne sont pas obligatoirement des parents mais peuvent être d’autres membres de la famille.) C’est un long processus, où les membres de la famille sont accompagnés pour une nouvelle vision et appréciation de l’enfant ; ils font connaissance avec l’enfant et réciproquement. Tout ceci est encadré, il y a des règles lors des visites pour empêcher que ceci perturbe les enfants. Ce processus dure un à deux ans. Lorsqu’ils jugent que l’enfant peut rentrer en famille, qu’il y aura une vie normale, alors après l’autorisation officielle l’enfant part. Mais la liaison avec Nuestro Hogar ne s’arrête pas là. Deux assistantes sociales assurent des contacts réguliers avec la famille, au départ plus rapprochés et si l’intégration se passe bien ensuite, moins fréquemment. Cette assistance s’étend même à des problèmes de l’intégration sociale des familles.

Etienne nous a expliqué que la vie de Nuestro Hogar est assurée uniquement par des dons ; il existe deux associations, une en Suisse, l’autre en France dont l’activité principale est de trouver de l’argent. Sur place, en Equateur, bien qu’ils remplissent une sorte d’action d’« utilité publique » ils n’ont aucune aide financière des autorités ; par contre quand les autorités leur envoient un enfant ils sont obligés de le prendre même s’il n'y a pas de la place disponible. Les nurses, salariées de Nuestro Hogar, viennent des environs, leur formation est assurée par Nuestro Hogar, par Maria.

Après les présentations sont venues les questions. Beaucoup de questions et des réponses qui ont apportés des éclairages supplémentaires très intéressants.

Pour montrer l’intérêt des participants : la fin de la réunion a été prévue pour 22 heures mais nous sommes partis à 23 heures ...

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